Une nouvelle version du modèle des objets de santé et des nomenclatures associées est publiée

Afin de favoriser l’interopérabilité native des systèmes d’information de santé, l'Agence des systèmes d'information partagés en santé (Asip Santé) met à disposition du secteur santé-social une nouvelle version du modèle des objets de santé (MOS). L'agence rappelle qu'elle décrit les objets de santé communément manipulés par les systèmes d'information (SI) de santé et leur nomenclature à travers "un catalogue de concepts métier définis en français selon la réglementation ou les normes, telles que la norme adresse, en vigueur en France. Aussi appelé vocabulaire de base, il est contextualisé pour le secteur sanitaire français". Afin d'adapter au mieux le MOS, une trentaine de nomenclatures des objets de santé (NOS) ont été créées ou mises à jour pour répondre aux spécificités sémantiques françaises.

Dans la nouvelle version 1.3 de juillet 2017, les classes ont été remaniées, certaines regroupées ou placées dans d'autres classes. Ainsi, la classe "savoir faire" fait toujours partie de la classe professionnel, mais regroupe désormais neuf classes spécialisées dont une nouvelle, "droit exercice complémentaire". La classe "niveau formation" a été ajoutée à la classe professionnel. La classe "diplôme" est passée en classes communes et comporte les quatorze classes spécialisées de niveaux de qualification précédemment dans la classe professionnel. Enfin, les classes "tarif" et "zone" ont été ajoutées aux classes communes, et la classe "mesure" vient en complément des types de données. Le MOS et les NOS sont notamment utilisés pour la formalisation des données du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) et la description de leurs évolutions, et sa mise à jour permet aux éditeurs de SI et industriels de mettre en œuvre des interfaces génériques.

L'Asip Santé prévoit d'utiliser les composants du MOS pour tous les nouveaux systèmes d’information qu’elle met en œuvre, lorsqu’elle fait évoluer ses systèmes. "En favorisant l’interopérabilité des systèmes d’information en santé, le MOS promeut une approche urbanisée des échanges, nécessaire pour décloisonner le secteur de la santé-social et favoriser la coordination des soins", précise l'agence qui souhaite contribuer à créer les conditions de l'essor de la e-santé. Les échanges peuvent se faire avec une terminologie connue des acteurs métier et leur permet de garder un lien opérationnel, à la différence du Reference Information Model HL7 (RIM). Afin de mieux comprendre la terminologie des NOS employées dans le MOS, un guide de lecture est proposé par l'Asip Santé.