Vivre librement la vie que nous avons choisie

La vague d’attentats qui a frappé Paris dans la soirée du 13 novembre a placé les établissements hospitaliers de la région et leurs personnels devant un défi sans précédent, en raison du nombre de blessés dont il a fallu assurer la prise en charge urgente et quasi simultanée vu la gravité des blessures balistiques.

Ainsi, 16 établissements de l’AP-HP† ont accueilli en quelques heures 302 blessés, dont 76 urgences vitales immédiates. Deux hôpitaux militaires ont aussi pleinement participé au dispositif.

Dans ces circonstances, le bilan des victimes décédées de leurs blessures aurait dû s’alourdir dramatiquement au cours des heures suivantes. Il n’en a rien été, tous les blessés qui le nécessitaient ayant été opérés dans les 24 premières heures. Si la question douloureuse des séquelles physiques et psychologiques n’est pas réglée, cette performance est assurément digne d’éloges. Un article signé par un groupe de responsables de l’AP-HP au nom de tout son personnel, publié en avant-première dans le Lancet, relate les faits vécus et les principes d’organisation ayant permis un tel résultat. La lecture en est haletante car le récit nous inscrit au cœur des évènements. Au-delà d’une stratégie logistique et médicale soigneusement préparée, il souligne le rôle prépondérant joué en situation par la mobilisation spontanée et l’engagement sans limites de tous les acteurs, qu’ils soient soignants, logisticiens ou administratifs.