L'Asip santé publie un guide d'intégration du DCC dans les logiciels de professionnels de santé

L'Institut national du cancer (Inca) et l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip santé) ont publié pour concertation publique le "Guide d'aide à la mise en œuvre du dossier communiquant de cancérologie (DCC) dans un logiciel de professionnel de santé".

Publié le 7 août et long de 63 pages, ce guide n'est pas "une spécification fonctionnelle et technique" mais "identifie les développements à réaliser pour rendre les logiciels interopérables", précise l'Asip santé. Il est soumis à concertation jusqu'au vendredi 30 octobre.

Ce document "vise à aider les éditeurs à identifier les développements à réaliser pour rendre leurs logiciels conformes aux nouveaux enjeux" des logiciels communicants, "en s'appuyant sur l'exemple concret du service DCC", peut-on lire en introduction du guide.

Il s'appuie sur le cadre d'interopérabilité des systèmes d'information de santé (CI-SIS) et propose des recommandations en termes d'urbanisation et d'interopérabilité "pour accompagner le développement de logiciels communicants". Le guide s'intéresse aux logiciels de gestion de cabinet (LGC) et aux systèmes d'information hospitaliers (SIH), note-t-on.

"L'enjeu est d'outiller efficacement la coordination des différents acteurs (structures de soins et professionnels de santé) intervenant dans le parcours de soins des patients, dans un contexte où les maladies chroniques et les pluri-pathologies sont de plus en plus fréquentes", souligne l'Asip santé.

La réalisation de ce guide vise à répondre à la mesure 2.19 du Plan cancer 2014-19, qui consiste à "généraliser le dossier communicant de cancérologie (DCC) et mobiliser les outils de communication numérique au service de la coordination ville-hôpital".

Le DCC, rappelle l'agence, informatise les principaux documents de la prise en charge standardisés du parcours en cancérologie du patient, dont la proposition thérapeutique (fiche de réunion de concertation pluridisciplinaire -RCP), la phase de traitement (programme personnalisé de soins -PPS) et le suivi et la surveillance partagée de fin de traitement (programme personnalisé de l'après-traitement -PPAT).

Les modules de spécialité communicants doivent donc permettre:

  • La récupération, par le biais du dossier médical partagé (DMP) ou de la messagerie sécurisée des documents utiles au diagnostic et à la proposition thérapeutique
  • La production des documents clés du parcours (fiche RCP, PPS et PPAT)
  • Le partage des documents avec les autres professionnels de santé, dont le médecin traitant, pour le suivi du patient pendant et après la phase aiguë du traitement ;
  • La remontée d'informations pour la production de données d'activité
  • La transmission des documents du parcours "au futur collecteur national" pour répondre aux impératifs de surveillance, d'observation et d'évaluation des cancers.

L'Asip santé souligne que, pour les éditeurs de logiciels, "ces évolutions ouvrent des opportunités nouvelles pour proposer à leurs clients de nouveaux services à valeur ajoutée qui ouvrent le chemin à des usages multiples".

Les investissements réalisés "pourront être plus valorisés" car "les mécanismes techniques décrits dans [le] document, à embarquer dans les modules de spécialité communicants, sont communs à de multiples déclinaisons métiers (prise en charge coordonnée du diabète, parcours de soins, etc.)", assure le guide.

  Guide d'aide à la mise en oeuvre du service DCC dans un logiciel de professionnel de santé