La mobilité à l'hôpital repose sur le réseau wifi et une anticipation des futurs besoins digitaux

Dans un avis, un expert Mon hôpital numérique se penche sur la mobilité à l'hôpital et plus précisément le dossier patient informatisé (DPI) du futur. Celui-ci, en plus des informations dites classiques (organisation du séjour, imagerie, résultats biologiques, dossier soin infirmier...), est amené "à contenir de plus en plus d'informations digitales venant progressivement mais inexorablement remplacer le dossier patient". Sont cités : les données produites lors des soins et à domicile comme la fiche de circulation, les constantes de soins ou les mesures des appareils implantés ; les nouveaux contenus multimédias comme les photos en dermatologie, les vidéos filmées par les capsules ingérées ou encore les séances de radiothérapie. Mais pour recueillir ces paramètres et donner accès à ce DPI, il faut mettre en place "une architecture permettant d'offrir la mobilité aux professionnels de santé".

Ainsi, les établissements de santé doivent se doter d'un réseau wifi "performant et d'un débit élevé, assurant a minima la couverture des unités de soins et des salles de staff-réunion et au mieux la couverture totale de l'établissement". L'expert rappelle que la norme est d'une borne tous les vingt mètres. Cependant, une étude de couverture sur le terrain doit être réalisée en amont de l'équipement des locaux "sous peine de se trouver avec de nombreuses zones d'ombre". En ce qui concerne le matériel informatique fourni par l'établissement, l'avis recommande les chariots médecins informatiques avec batterie longue durée, disposant d'un ordinateur tout en un. Ils permettent de consulter les informations médicales en mobilité lors de leur visite dans les chambres des patients et de disposer des derniers résultats.

L'un des points de l'avis d'expert concerne les bring your own device, soit les Byod. En effet, les directeurs des systèmes d'information (DSI) doivent gérer les nouveaux besoins des générations Y et Z qui exigent de plus en plus des outils simples, rapides, fiables et optimisés. Les patients aussi sont de plus en plus demandeurs de services connectés en lien avec leur santé, indique l'expert. Il est donc nécessaire d'ouvrir une partie du système d'information hospitalier (SIH) sur les Byod et d'assurer leur sécurité. Concrètement, le réseau wifi doit être ouvert par le DSI aux médecins sous forme de hotspot sécurisé, porté par les bornes wifi hospitalières "mais sur un réseau parallèle étanche et sécurisé disposant d'un débit confortable mais maîtrisé afin de ne pas pénaliser le débit du réseau wifi hospitalier". Ainsi, "le DSI du futur doit se digitaliser". Son rôle est d'anticiper les nouveaux besoins et de mobiliser les éditeurs pour "développer des applications mobiles en relation avec le soin, disponibles sur les mêmes supports mobiles que ceux du grand public".